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    Que faire de son stock de pailles jetables restant quand on passe au réutilisable ?

    La réponse courte : triez d'abord votre stock en deux catégories, ce qui est encore autorisé à la mise sur le marché et ce qui ne l'est plus. Ce qui est encore autorisé (carton, papier, fibres jetables) s'écoule en service ciblé ou se donne, ce qui ne l'est plus se sort du circuit et part au tri, jamais chez un client. Et surtout, n'attendez pas la dernière paille en carton pour lancer le réutilisable : les deux cohabitent très bien pendant quelques semaines.

    C'est la question qui bloque le plus de passages au réutilisable, et personne n'en parle. On a beau être convaincu, il reste 12 cartons de pailles en papier dans la réserve, achetés il y a huit mois, et l'idée de les jeter fait mal. Voici la méthode pour sortir de ce blocage sans gaspiller, sans prendre de risque réglementaire et sans repousser la bascule de six mois.

    Étape 1 : trier votre stock en familles, pas en cartons

    Un stock de jetables n'est jamais homogène. Avant de décider quoi que ce soit, ouvrez la réserve et classez. Le statut réglementaire n'est pas le même selon la matière, et c'est lui qui commande.

    Famille de pailles Statut en France Ce que vous pouvez en faire Le piège classique
    Plastique à usage unique Interdites à la mise sur le marché depuis le 1er janvier 2021 (loi AGEC) Sortie du circuit de service. Ni servies, ni données, ni revendues Croire qu'un stock acheté avant l'interdiction peut « finir de s'écouler » tranquillement
    Carton ou papier Toujours autorisées Épuisement en service ciblé, ou don Un stock qui dort prend l'humidité et ramollit encore plus vite en boisson
    PLA et bioplastiques dits compostables À vérifier avec votre fournisseur, plusieurs plastiques biosourcés à usage unique entrent dans le champ des restrictions Rien avant d'avoir la réponse écrite du fournisseur Le mot « compostable » n'est pas une autorisation, et le compostage industriel n'est pas la poubelle jaune
    Fibres végétales jetables (blé, seigle, bagasse) Autorisées Épuisement en service, ou don Sensibles à l'humidité, un stock mal conservé devient inutilisable avant d'être fini
    Inox ou verre déjà achetés Ce ne sont pas des jetables Rien à écouler, ils restent en service Les mélanger au stock à sortir et jeter du réutilisable par erreur

    Un mot d'honnêteté sur la première ligne : la règle de base est qu'un produit interdit à la mise sur le marché ne se transmet pas à un client, même gratuitement, même en fond de tiroir. Les modalités exactes de sortie de stock relèvent de votre fédération professionnelle ou de la DGCCRF, ce n'est pas un blog qui vous délivrera une position juridique. Le détail du cadre est repris dans notre article sur l'interdiction des pailles en plastique et dans la checklist de conformité loi AGEC.

    Étape 2 : les quatre sorties possibles pour un stock encore autorisé

    Classées de la plus rentable à la moins souhaitable. L'objectif est simple : zéro carton jeté plein.

    1. L'épuisement ciblé, la meilleure option. Plutôt que de servir vos jetables partout jusqu'à la fin, réservez-les aux usages où le réutilisable n'a pas de sens : la vente à emporter, la livraison, un festival extérieur, un service en gobelet consigné qui part du site. Le stock continue de s'écouler là où il est utile, sans bloquer l'installation du réutilisable là où il compte, en salle et au bar.
    2. Le don. Un stock de pailles en carton intéresse une association de quartier, un club sportif, une kermesse d'école, un comité d'entreprise, une buvette de match. C'est gratuit, c'est rapide, et c'est un bon sujet de communication locale. Vérifiez juste que vous donnez une famille autorisée, pas du plastique.
    3. La reprise ou la cession entre confrères. Certains fournisseurs de matériel CHR reprennent les stocks non ouverts, d'autres non : posez la question, ça ne coûte qu'un mail. À défaut, un confrère qui n'a pas encore basculé sera souvent preneur d'un stock scellé.
    4. Le tri, en dernier recours. Carton et papier propres et secs partent avec les cartons d'emballage. Le PLA et les bioplastiques ne vont ni au compost domestique ni au bac jaune dans la plupart des collectivités : c'est la consigne de votre commune qui tranche. Même logique que pour la fin de vie des pailles réutilisables, où le bon geste dépend toujours du tri local.

    Étape 3 : le calendrier de bascule, en quatre temps

    L'erreur la plus fréquente est de traiter la transition comme un interrupteur : on finit le stock, puis on commande. Résultat, la bascule est repoussée de mois en mois et l'établissement reste sur du carton qui ramollit. La bonne façon de faire, c'est le recouvrement.

    • J-30 : vous comptez. Combien de pailles reste-t-il, réellement, et combien en servez-vous par jour de pointe ? Deux chiffres, cinq minutes de réserve. Ils vous donnent votre durée d'écoulement.
    • J-15 : vous commandez le réutilisable dimensionné, pas au hasard. C'est le moment de calculer votre stock cible plutôt que de commander un carton au feeling. La méthode complète est ici : combien de pailles réutilisables commander pour un bar ou un restaurant. Et avant de commander pour de bon, demandez un échantillon gratuit, expédié en 24 à 48 heures : tester en conditions réelles évite de dimensionner sur une brochure.
    • J0 : les deux cohabitent. Le réutilisable prend la salle, le bar et la terrasse. Le jetable restant prend l'emporté et l'événementiel extérieur. Vous ne perdez rien et vous n'attendez rien.
    • J+30 : vous faites le bilan. Stock de jetables à zéro ou presque, premier cycle de lavage évalué, taux de perte mesuré. C'est là que vous ajustez votre réassort, pas avant.

    Les trois erreurs qui coûtent cher pendant la transition

    • Attendre l'épuisement total avant de commander. Pendant ce temps, vos clients boivent dans du carton qui ramollit, ce qui est précisément le problème que vous cherchez à régler. Le recouvrement de quelques semaines ne coûte rien.
    • Ne rien dire aux équipes. Une bascule mal expliquée génère des questions clients auxquelles personne ne sait répondre. Le script de réponse en dix secondes est prêt dans notre argumentaire salle.
    • Ne pas caler le protocole de lavage avant le jour J. Le réutilisable arrive, personne ne sait qui lave ni comment, et la première semaine part en vrille. Tout est dans le guide d'entretien.

    Et côté budget, la transition fait mal ?

    C'est la crainte qui traîne derrière la question du stock : on a déjà payé les jetables, et on repaye. Sur un exercice, la bascule s'amortit vite, parce qu'une paille réutilisable se répartit sur des dizaines de services au lieu d'un seul. Le calcul détaillé, prix publics à l'appui, aboutit à environ 0,17 centime par boisson servie : le détail est dans combien coûte vraiment une paille par boisson. Autrement dit, le stock qui vous reste ne représente presque jamais un argument financier suffisant pour repousser la bascule d'un trimestre.

    Ce que Straws-Berry apporte au moment de la bascule

    Straws-Berry (Strawsberry) fabrique en France des pailles réutilisables en fibre végétale et minérale, issue de chutes de bois et de minéraux. Trois éléments comptent au moment précis où vous remplacez un stock de jetables :

    • Un chiffre de tenue certifié, pas déclaratif. La conception est validée selon la norme NF EN 12875-1, soit 20 cycles de lavage à 90 °C, et la matière tient de -20 °C à +90 °C. C'est ce qui permet de calculer un réassort au lieu de le deviner. Voir le détail sur la page des faits vérifiés.
    • Une fabrication française et encadrée. Trois brevets, une production certifiée ISO 9001, un conditionnement réalisé en ESAT par 80 travailleurs en situation de handicap.
    • Un terrain déjà éprouvé. 110 millions de pailles vendues, 3 000 établissements équipés, dont le Four Seasons George V, Mama Shelter, Paris Society, Best Western et Au Bureau.

    Le format se choisit selon les boissons servies : Small Berry pour les short drinks, Classic Berry pour le quotidien, Large Berry pour les smoothies et milkshakes, Bubble Berry pour le bubble tea. En cas d'hésitation, le guide quelle paille choisir pour son café, bar, hôtel ou restaurant fait le tri.

    FAQ

    Peut-on encore utiliser un stock de pailles en plastique acheté avant l'interdiction ?

    Non, la logique de la loi AGEC est de retirer ces produits du marché, pas de les laisser s'écouler. Un stock ancien ne se sert pas, ne se donne pas et ne se revend pas. Si vous en avez encore, sortez-le du circuit de service et rapprochez-vous de votre fédération professionnelle ou de la DGCCRF pour la marche à suivre exacte.

    Peut-on donner ses pailles jetables restantes à une association ?

    Oui pour les familles encore autorisées, typiquement le carton, le papier et les fibres végétales jetables. Associations de quartier, clubs sportifs, kermesses d'école et comités d'entreprise sont des preneurs naturels. En revanche, on ne donne jamais un produit interdit à la mise sur le marché : la gratuité ne change rien au statut du produit.

    Combien de temps se conserve un stock de pailles en carton ?

    Il n'existe pas de durée universelle : c'est le fournisseur qui indique la durée de conservation sur l'emballage, et elle dépend surtout des conditions de stockage. Ce qui est certain, c'est que l'humidité est l'ennemie du carton. Un stock rangé au sec, à l'abri de la chaleur et dans son emballage d'origine se tient nettement mieux qu'un carton ouvert posé près de la plonge.

    Faut-il attendre d'avoir tout écoulé avant de passer au réutilisable ?

    Non, et c'est même l'erreur la plus coûteuse. Faites cohabiter les deux pendant quelques semaines : le réutilisable en salle, au bar et en terrasse, le jetable restant sur l'emporté et l'événementiel extérieur. Le stock s'écoule sur ces usages-là, et la bascule n'attend pas.